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Chapitre 9、La proseisation, les maladies du langage et les obstacles du langage
2026/07/12 15:32:55瀏覽15|回應0|推薦0

Chapitre 9、La proseisation, les maladies du langage et les obstacles du langage    (法文)

Première section, les critères objectifs de la proseisation

On entend souvent certains critiques de poésie profanes utiliser ce genre de formule de critique impressionniste : « Votre poésie est très proseisée ! », « Tel passage de votre poème est très proseisé ! ». Si l’auteur demande en retour : « De quelle manière est-elle proseisée ? », le critique poétique est souvent incapable de répondre clairement, car son critère d’évaluation repose très probablement sur une « impression personnelle », c’est-à-dire une supposition subjective et impressionniste. Ce genre d’analyse impressionniste a beaucoup de difficulté à convaincre pleinement l’auteur.

Pour reprocher à une œuvre d’auteur d’être proseisée, il faut posséder des arguments fondés et des preuves, et présenter des théories permettant d’étayer son point de vue. Selon l’auteur, il faut disposer d’un critère objectif pour déterminer si un vers ou un passage présente un problème de proseisation :

(1) Au niveau du sens, la proseisation désigne « un sens superficiel, explicite et direct, qui ne supporte pas la mastication ni la réflexion approfondie ».

(2) Au niveau des techniques d’expression, la proseisation désigne « l’absence d’utilisation, ou l’utilisation seulement de techniques d’expression de bas niveau : la comparaison explicite, la description imitative, la mise en scène, le contraste, etc. ».

Il faut que ces deux conditions soient réunies simultanément pour pouvoir déterminer qu’un poème ou qu’un passage d’un poème présente une situation de « proseisation ». Certes, la densité de la substance poétique influence le degré de force ou de faiblesse de la valeur artistique. En réalité, dans les vers poétiques, il est presque impossible qu’il n’existe absolument aucune phrase de ce genre où la substance poétique est relativement mince. Les phrases de style prosaïque jouent souvent un rôle d’harmonisation ; particulièrement lorsque la substance poétique d’un poème est plus dense, la syntaxe prosaïque agit comme une plaquette de frein, permettant au sens des vers de ne pas glisser dans une forêt brumeuse et obscure d’incompréhension.

〈Le Sabre qui Brise les Rêves〉∕Chen Qu-Fei

Une légende circule depuis longtemps dans le monde des rivières et des lacs :
Il est facile de briser l’âme, difficile de briser les entrailles ;
difficile de briser les entrailles, mais encore plus difficile de briser les rêves.

——Le poète Zhang Cuo, même titre

Après avoir bu d’innombrables sangs de cous, un sabre

s’endort enveloppé de sa propre aura meurtrière

Et toi, maître du sabre,

tes paroles de rêve sont aussi abondantes que des flocons de neige

dansant, parmi les cheveux désordonnés des roseaux au bord du fleuve

Nuit couleur de chair, je reviens de la maison de plaisir après avoir acheté du vin

je viens seulement d’enlever mon vêtement moulant d’un noir d’encre

Au loin résonnent quelques cris de corbeaux

« Se pourrait-il que, cette nuit encore, quelqu’un vienne chercher vengeance ? »

Soudain, tu te redresses d’un bond, tu saisis ton long sabre

Dans la lumière de la lune, tu caresses ta barbe et bois du vin

Ta silhouette acérée est semblable à une lame glaciale et froide

Je me souviens de cette année-là, de la bataille de la Falaise du Bois Noir

Tu affrontas seul les sept disciples de Wudang, ton épée traçant les sept étoiles

Un long sabre encerclé dans la formation d’épées, dans un instant où l’espace entre la vie et la mort était infime

Tu pouvais encore te déplacer librement, comme un dragon suivant les nuages

Comme un quatrain absolument proche du cœur humain, rimant avec une rime périlleuse

S’élevant comme une vague au sommet du rythme sonore de la dynastie des Tang prospères

Un coup de tonnerre, faisant retenir leur souffle et trembler de stupeur tous les héros présents

Finalement, je ne suis qu’un simple lettré pauvre

Ayant échoué aux examens impériaux, errant misérablement dans le monde des rivières et des lacs

Quelques recueils de chants et de poèmes sont souvent considérés par les courtisanes comme de simples accompagnements pour boire du vin

Grâce à toi qui ne m’as pas méprisé et qui as partagé ton cœur avec moi

Tu as dit : un sabre ne peut servir qu’à tuer les hommes

Il vaut mieux que les chants et les poèmes procurent du plaisir à soi-même et aux autres

Le sabre peut briser les rêves, mais les chants et les poèmes peuvent trancher les chagrins du cœur

Ainsi, je crois que cette vie ne sera pas seulement faite de tons plats et de tons obliques, ni seulement d’une succession de confrontations émotionnelles

Dans ce poème de chevalerie martiale, existe-t-il des structures syntaxiques prosaïques ? Bien sûr que oui ! Dans la première partie, la courte phrase « Et toi, maître du sabre » est une sorte de phrase de transition, et ce genre de formulation appartient généralement aux phrases prosaïques. Dans la deuxième partie, « Je me souviens de cette année-là, de la bataille de la Falaise du Bois Noir / Tu affrontas seul les sept disciples de Wudang », bien que ces deux vers utilisent une évocation rétrospective et une mise en scène narrative, leur sens reste relativement direct ; ce sont également des structures syntaxiques prosaïques. Dans la troisième partie, « Nuit couleur de chair, je reviens de la maison de plaisir après avoir acheté du vin / je viens seulement d’enlever mon vêtement moulant d’un noir d’encre / Au loin résonnent quelques cris de corbeaux / “Se pourrait-il que, cette nuit encore, quelqu’un vienne chercher vengeance ?” / Tu te redresses soudainement et saisis ton long sabre / Dans la lumière de la lune, tu caresses ta barbe et bois du vin », l’ensemble est principalement fondé sur la narration, et presque toutes les expressions utilisées sont des phrases de style prosaïque. Dans la quatrième partie, « Finalement, je ne suis qu’un simple lettré pauvre / Ayant échoué aux examens impériaux, errant misérablement dans le monde des rivières et des lacs » et « Tu as dit : un sabre ne peut servir qu’à tuer les hommes / Il vaut mieux que les chants et les poèmes procurent du plaisir à soi-même et aux autres », la première partie utilise la description imitative (le lettré pauvre), tandis que la seconde utilise le contraste (A est inférieur à B), mais au niveau du sens, elles ne possèdent pas de signification implicite ; ce sont également des structures syntaxiques prosaïques.

Deuxième section, les maladies du langage et les obstacles du langage

Si un critique de poésie ne comprend réellement pas le sens d’une phrase, il ne doit pas utiliser à la légère le terme « proseisation » pour tout expliquer en quelques mots. Si l’erreur provient de la grammaire de la phrase (du langage ou du texte), le critique poétique doit préciser qu’il s’agit d’une « maladie du langage » ; si c’est véritablement le sens qui est difficile à comprendre, alors il s’agit d’un « obstacle du langage ». Même après avoir utilisé toutes sortes de figures d’expression pour tenter d’en approfondir le sens (par exemple : le symbole, la synesthésie, le surréalisme…), il demeure impossible de démêler ce que la phrase cherche à exprimer.

Examinons les trois groupes d’exemples poétiques suivants :

a〈Lumière et ombre
Utiliser un bassin d’eau du lac pour emprisonner une pleine lune
Récolter une terre entière de clair de lune
Nourrir la solitude froide d’une maison entière

b〈Correction
Je capture les insectes
Les fleurs cachent les erreurs typographiques parmi les fleurs
Les caractères cachent leur invisibilité dans l’empilement des caractères

c〈Retour
Le réverbère, un guerrier qui monte la garde dans la nuit
Renverser une par une les fatigues
L’ombre rentre chez elle en rampant, une enveloppe corporelle chaleureuse ayant perdu sa couleur

Veuillez d’abord réfléchir attentivement, puis inscrire dans la case des réponses ci-dessous le numéro correspondant à la réponse que vous estimez correcte :

(1) Aucun problème
(2) Présence d’une maladie du langage
(3) Présence d’un obstacle du langage

Ma réponse de référence est :
(1) a, (2) c, (3) b

Explication concernant a :
« Nourrir la “solitude froide” d’une maison entière », « une maison entière » est un qualificatif de quantité ; après celui-ci, il devrait normalement être suivi d’un nom servant de complément d’objet. Ici, « solitude froide » est un adjectif qui, par une transposition de catégorie grammaticale (conversion de la classe du mot), devient un nom. Comme « solitude froide » et « maison » peuvent naturellement être associés au niveau du sens, il n’y a donc pas de problème grammatical.

Explication concernant b :
« Les fleurs cachent les erreurs typographiques parmi les fleurs / Les caractères cachent leur invisibilité dans l’empilement des caractères ». « Les erreurs typographiques parmi les fleurs » utilise une substitution métaphorique : les caractères d’imprimerie sont empruntés pour représenter les fleurs ; le sens reste difficilement compréhensible mais peut à peine être accepté. « Les caractères cachent leur invisibilité dans l’empilement des caractères » : les deux caractères « cacher » et « invisibilité » présentent une redondance et une similarité sémantique. Les placer simultanément dans une même phrase produit une « surcharge de sens » ; il est déconseillé de les employer ensemble. On pourrait envisager de modifier cette formulation en : « Les caractères se cachent dans le labyrinthe des caractères » ou « Les caractères deviennent invisibles dans le labyrinthe des caractères ».

Explication concernant c :
« Renverser une par une les fatigues » utilise également la transformation d’un adjectif en nom. Cependant, le mot « fatigue » ne peut pas être relié sémantiquement au classificateur de quantité « une par une ». Au contraire, il doit traverser jusqu’au vers suivant pour se rattacher à « ombre ». Selon la logique du sens, la phrase ne peut pas poursuivre naturellement son développement. Si l’on modifie cette phrase en : « Renverser un par un les visages fatigués », en utilisant « visage » comme substitution métaphorique de « guerrier », la compréhension du sens de cette phrase ne provoquera plus d’erreur grammaticale ou linguistique.

Écrire une analyse critique de poésie moderne ne consiste pas seulement en une simple interprétation du sens des phrases ou de la signification poétique ; cela doit également inclure l’exploration et l’évaluation des procédés d’expression. Sinon, cela ne peut être appelé qu’une « introduction guidée à la lecture », car il n’y aurait ni analyse ni critique de la qualité ou de la valeur. Qu’il s’agisse d’interpréter le sens poétique ou d’étudier les procédés d’expression, les deux démarches doivent toutes deux citer au moment approprié des fondements théoriques (rhétorique, grammaire, sémantique) afin d’étayer les différents arguments avancés par le critique. Il est impossible d’utiliser entièrement des raisonnements ou des suppositions subjectives fondés uniquement sur des évidences personnelles. Une telle méthode conduit facilement à une mauvaise lecture ou à une surinterprétation des vers et des textes, faisant entrer directement l’analyse dans une zone d’erreur sémantique. Cette interprétation ou cette déduction spéculative fondée sur une conviction personnelle arbitraire est précisément ce que l’auteur définit comme une « critique impressionniste ».

( 創作文學賞析 )
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引用
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