網路城邦
上一篇 回創作列表 下一篇   字體:
Chapitre 7、Le poète tragique et l’amour entre la vie et la mort ── Lecture de de
2026/07/20 19:29:38瀏覽70|回應0|推薦0

Chapitre 7、Le poète tragique et l’amour entre la vie et la mort
── Lecture de deux poèmes de Gu Cheng

〈Ne dis plus rien, je ne me soumettrai pas

Dans la prison de mort

sur le point de s’effondrer,

le héros répondit ainsi

à l’ennemi —

.

Ne dis plus rien

Je ne me soumettrai pas

Bien que je veuille vivre,

je désire le riz

et les légumes,

je désire utiliser

une maison argentée et blanche

pour y conserver

la lumière du soleil.

Je désire que le rebord de la fenêtre

soit couvert

de tournesols

et de feuilles d’érable d’automne.

Je désire, dans un silence absolu,

contempler les oiseaux,

et laisser aussi mon cœur

s’envoler jusqu’au toit.

.

Ne dis plus rien

Je ne me soumettrai pas

Bien que je désire l’amour,

je désire traverser

des milliers de kilomètres

de nuages indifférents,

pour chercher

ce petit chemin.

Je désire, entre la forêt

et les fenêtres des immeubles,

avec le baiser le plus léger,

faire en sorte que ses cils

soient couverts de pollen de fleurs.

Dire adieu aux lampadaires,

suivre une berceuse,

et marcher vers l’enfance.

.

Ne dis plus rien

Je ne me soumettrai pas

Bien que j’aie besoin de liberté,

comme une herbe

qui veut déplacer

la pierre posée sur son corps,

comme un tournesol

qui réclame

sa propre couronne,

j’ai besoin du ciel,

d’un bleu

adouci par la brise légère,

pour que les vers du poème

se dispersent peu à peu,

comme des vagues,

transmettant les fruits.

Mais, ne dis plus rien,

Je ne me soumettrai pas.


〈Te souviens-tu encore de cette rivière ?

Te souviens-tu encore

de cette rivière ?

Elle savait si bien

faire des détours,

elle cachait ses yeux

avec de petites feuilles,

puis, sans prononcer

un seul mot,

nous avons marché

pendant très longtemps,

mais nous n’avons jamais demandé clairement

d’où elle venait.

À la fin, nous avons seulement découvert

qu’il y avait une petite lampe adorable

qui se baignait doucement

dans la rivière.

.

Maintenant, au bord de la rivière,

il n’y a plus de fleurs,

il ne reste plus

qu’un petit chemin,

blanc à l’extrême,

comme un fil de coton

tiré d’une immense boule de neige.

Les arbres à la peau noire,

par une magie de l’hiver,

sont fixés

sur la neige.

De l’autre côté de l’eau,

ils n’ont pourtant pas oublié

de se reprocher mutuellement.

.

L’eau

continue encore de couler.

Quand il n’y a personne,

elle se met à chanter

des chansons qu’elle ne comprend pas.

Elle vient

d’un endroit chaleureux,

c’est pourquoi

elle n’a pas peur d’attraper froid.

Elle souffle doucement,

comme une vitre dépolie,

elle veut y dessiner.

Moi, je ne sais pas dessiner,

je sais seulement

écrire des lettres dans la neige,

écrire tout ce que tu voudrais savoir.

Viens,

sinon il sera trop tard.

La lettre fondra,

les fleurs qui viennent juste de comprendre le monde

la voleront,

et la remettront

aux bourdons effrayants.

Alors, le miel disparaîtra,

il ne restera plus

qu’une petite lampe.

« Ne dis rien, je ne me soumettrai pas »

Le mouvement de la « poésie obscure » qui a émergé après 1976 comptait Gu Cheng parmi ses figures majeures. Ses œuvres ont exercé une influence profonde dans les communautés chinoises hors de Chine, et sa notoriété a même dépassé celle de Bei Dao, considéré comme le « chef de file » du mouvement. Son micro-poème intitulé « Une génération » :

« La nuit m’a donné des yeux noirs /
Mais je les utilise pour chercher la lumière »

est devenu familier à d’innombrables lecteurs. Or, Gu Cheng n’avait alors que vingt-trois ans : jeune intellectuel envoyé à la campagne pendant la Révolution culturelle, venant à peine d’entrer dans la société, il possédait déjà une perception et une capacité d’observation d’une grande acuité. Sa capacité à transpercer, par ses vers, le système mensonger du collectivisme et la société de cette époque révèle la précocité remarquable de sa pensée. Par la suite, les œuvres de Gu Cheng ont effectivement manifesté de nombreuses caractéristiques propres aux poètes précoces : une observation extrêmement sensible et une très grande force d’émotion dans ses créations. Je présenterai ici deux de ses œuvres.


Le poème « Ne dis rien, je ne me soumettrai pas » permet déjà de discerner certains indices à travers son introduction :

« Dans une prison de mort sur le point de s’effondrer,
le héros répondit ainsi à l’ennemi — »

« Ne pas se soumettre » constitue la tonalité fondamentale de ce poème et traverse l’ensemble de l’œuvre.

Dans la première strophe, le poète proclame avec force qu’il ne se soumettra pas, même s’il désire « survivre ». Ensuite, il expose successivement ses aspirations originelles :

« le riz et les légumes »
→ « une maison argentée et blanche »
→ « le rebord de la fenêtre »
→ « contempler dans le silence ».

Ces désirs matériels ne servent en réalité qu’à satisfaire les besoins fondamentaux de la survie. Cependant, dans une époque qui venait tout juste de sortir des « dix années de Révolution culturelle », une période où tout restait à reconstruire, ces aspirations semblaient presque inaccessibles. Pourtant, même après avoir pris conscience de cette réalité, le poète refuse toujours de se soumettre à un environnement matériellement démuni ; il conserve la volonté de lutter pour progresser et d’améliorer la qualité de sa vie.


Dans la deuxième strophe, le poète exprime ses aspirations spirituelles :

« l’amour »
→ « traverser des milliers de kilomètres de nuages »
→ « un petit chemin »
→ « la forêt et la fenêtre d’un bâtiment »
→ « embrasser doucement son amante »
→ « l’enfance ».

Après avoir obtenu les conditions fondamentales de survie, le poète aspire ensuite, sur le plan spirituel, à être nourri par une relation amoureuse, particulièrement semblable à un retour vers l’enfance, vers cette forme d’amour pur et innocent de deux êtres qui s’aiment depuis leur jeunesse.

Après les besoins matériels et l’amour, le poète souligne dans la dernière partie qu’il a besoin de liberté. Il utilise successivement plusieurs comparaisons explicites pour décrire cette liberté :

« Comme une herbe
qui doit déplacer les pierres posées sur son corps » ;

« Comme un tournesol
qui réclame sa propre couronne » ;

« Comme une vague
qui transmet les fruits ».

Cependant, depuis les besoins matériels fondamentaux
→ jusqu’au désir d’amour
→ jusqu’au besoin de liberté,

dans un environnement historique aussi difficile, le poète comprend que même ces aspirations restent encore hors de portée de ses capacités présentes. Pourtant, il s’encourage avec une grande fermeté :

« Mais ne dis rien,
je ne me soumettrai pas ».

Dans ce poème, le lecteur ressent l’esprit inflexible du poète, son refus de céder devant les conditions générales de son époque. La lecture de cette œuvre procure une forte inspiration et dégage une énergie tournée vers l’élévation et le dépassement de soi.

Cependant, après son installation en Nouvelle-Zélande, Gu Cheng et son épouse Xie Ye vécurent dans des conditions difficiles. Lorsque Xie Ye décida fermement de le quitter, cette décision déclencha chez Gu Cheng une intention meurtrière. En octobre 1983, Gu Cheng tua son épouse à coups de hache, puis mit fin à ses propres jours en se pendant, afin d’échapper à sa responsabilité.

Le poète finit finalement par céder devant la vie et choisit cette manière irrationnelle de mettre un terme à son existence. Mis en regard avec ce poème « Ne dis rien, je ne me soumettrai pas », ce contraste apparaît profondément ironique et suscite un sentiment d’infinie tristesse et de regret.

« Te souviens-tu encore de cette rivière ? »

« Te souviens-tu encore de cette rivière ? » est un poème empreint d’une conscience écologique. Au début des années 1980, en Chine, la réforme et l’ouverture venaient seulement de commencer, avec l’introduction progressive des entreprises étrangères et des capitaux étrangers. À travers son observation extrêmement sensible de l’environnement de vie, le poète manifesta déjà une telle conscience écologique, ce qui était véritablement rare.


Dans ce poème, l’image centrale de la « petite rivière » construit un axe narratif qui traverse toute l’œuvre, donnant à la lecture des images particulièrement vivantes et animées.

Dans la première strophe, l’auteur utilise une évocation du souvenir pour faire réapparaître l’ancien paysage d’une petite rivière aux eaux limpides.

Dans la mémoire du poète, la petite rivière savait tourner, elle savait aussi cacher ses yeux derrière de petites feuilles d’arbre. Ces images sont évidemment le résultat de l’usage habile de la personnification par le poète, qui transforme la rivière en une petite fille timide, silencieuse, mais attentionnée et compréhensive.

« Nous avons marché longtemps
sans jamais demander clairement d’où elle venait ».

La petite rivière a laissé au poète un souvenir merveilleux ; pourtant, le poète « n’a jamais demandé clairement d’où elle venait ». Il se souvient seulement :

« Il y avait une petite lampe adorable
qui se baignait doucement dans la rivière ».

Ici, la signification de cette « petite lampe » peut être comprise comme le reflet de la lune ondulant à la surface d’une rivière limpide.


La deuxième strophe fait passer la description vers le temps et l’espace présents :

« Maintenant, il n’y a plus de fleurs au bord de la rivière,
il n’y a plus qu’un petit chemin,
d’une blancheur extrême, comme si, depuis une immense boule de neige,
on avait tiré un morceau de fil de coton.
Les arbres à la peau noire
ont été fixés par la magie de l’hiver
sur la neige.
De l’autre côté de l’eau, ils n’ont pas oublié
de s’accuser mutuellement ».

L’eau de la rivière a été polluée par les rejets d’eaux industrielles ; le petit sentier au bord de la rivière a été blanchi par les substances polluantes ; l’écorce des arbres sur la rive a été noircie par la fumée des gaz rejetés.

« De l’autre côté de l’eau, ils n’ont pas oublié
de s’accuser mutuellement ».

Ici, le pronom « ils », en apparence, semble désigner le petit chemin et les arbres situés sur l’autre rive. Cependant, il faut plutôt le comprendre comme désignant les habitants vivant sur les deux rives de la rivière : ce sont les êtres humains qui, séparés par la rivière, continuent à se rejeter mutuellement la responsabilité.


L’image de la rivière, autrefois pure et vivante, puis transformée par la pollution industrielle, révèle ainsi la profonde inquiétude écologique du poète face aux bouleversements de la modernisation. Par l’usage de la personnification, de la métaphore et du contraste entre le souvenir idyllique et la réalité dégradée, Gu Cheng exprime non seulement la nostalgie d’un monde naturel disparu, mais aussi une interrogation profonde sur la relation entre l’homme et la nature.

Dans cette œuvre, la rivière n’est pas seulement un élément du paysage : elle devient le symbole d’une innocence perdue, d’une mémoire fragile et d’un monde intérieur que la modernité menace de détruire.

「 L’eau continue de couler
lorsqu’il n’y a personne,
elle se met alors à chanter des chansons qu’elle ne comprend pas » : la petite rivière polluée continue toujours son cours, mais elle ne peut plus que chanter des chansons qu’elle ne comprend pas ; elle ne comprend pas pourquoi les êtres humains ne prennent plus soin d’elle, pourquoi ils lui infligent de telles blessures et la dégradent ainsi.

« Elle vient d’un endroit chaleureux,
c’est pourquoi elle n’a pas peur d’attraper froid.
Elle souffle doucement,
comme une vitre dépolie,
elle veut dessiner dessus ».

Après avoir subi de tels traitements humiliants, la petite rivière devenue une petite fille ne peut que chercher à se consoler dans l’adversité : elle dessine sur une vitre dépolie afin de dissiper sa tristesse et son sentiment d’oppression.


« Je ne sais pas dessiner,
je sais seulement écrire des lettres dans la neige,
y écrire tout ce que tu veux savoir.
Viens, sinon il sera trop tard,
la lettre fondra ».

Dans la dernière partie du poème, le poète souhaite inscrire dans la neige, à l’intention de son ami, les scènes qu’il a vues. Il invite également son ami à venir rapidement avant que la neige ne fonde ; sinon, cette lettre qui révèle la vérité disparaîtra.

Cette imagination merveilleuse, semblable à celle d’un conte de fées, possède en réalité une dimension ironique : elle suggère que ces situations tragiques et réelles seront bientôt dissimulées et recouvertes.

« Les fleurs qui viennent à peine de comprendre le monde
la voleront
et la remettront au frelon effrayant ».

Le poète suggère ensuite implicitement qu’il existera certains jeunes ignorants qui, après avoir obtenu cette lettre révélant la vérité, iront la dénoncer auprès des « autorités locales » (le frelon). Après avoir reçu cette information secrète, les autorités arrêteront et interrogeront le poète qui a divulgué la vérité :

« Alors, le miel disparaîtra,
il ne restera plus qu’une petite lampe ».

L’image finale de la « petite lampe » est extrêmement riche de sens et mérite une attention particulière. Elle forme un contraste fortement marqué avec la « petite lampe adorable qui se baignait dans la rivière » de la première strophe.

Dans la première partie du poème, cette petite lampe représente le reflet de la lune sur la surface de la rivière ; dans la dernière partie, cette petite lampe devient celle de la salle d’interrogatoire : le dénonciateur (le poète) est soumis à un interrogatoire prolongé sous la lumière de cette lampe.

Ainsi, par le retour transformé de l’image de la petite lampe, le poète établit une correspondance symbolique entre le souvenir d’une nature pure et innocente et la réalité sombre d’un environnement où la vérité est réprimée.

( 創作文學賞析 )
回應 推薦文章 列印 加入我的文摘
上一篇 回創作列表 下一篇

引用
引用網址:https://classic-blog.udn.com/article/trackback.jsp?uid=11536ca0&aid=191471760